Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
Monsieur le Président Directeur Général,
Les organisations syndicales lorraines m’ont récemment informé du prochain plan d’investissements techniques et de recrutements de votre groupe sur les sites de production lorrains. Je vois dans l’annonce faite d’embaucher 60 personnes en 2007 (dont une majeure partie affectée à la filière liquide : agglomération, hauts-fourneaux, aciérie) et dans les mises à jour techniques et environnementales projetées (régulation du niveau d’acier à la coulée continue, étude sur le dépoussiérage, remplacement de transformateurs au pyralène…), représentant une mobilisation financière rapide de l’ordre de 4 millions d’euros, la confirmation de votre volonté de poursuivre la production de la filière liquide et l’abandon du projet APOLO défendu par vos prédécesseurs.
Avec les élus locaux, avec les organisations syndicales, avec les salariés du groupe, nous n’avons jamais adhéré à la logique anticipative de ce plan de fermeture, considérant que la sidérurgie lorraine était non seulement compétitive, performante, mais que de surcroît la demande d’acier à l’échelle mondiale était en pleine croissance, tendance qui s’est depuis confirmée le marché n’étant plus, comme il le fut quelques fois dans le passé, erratique. Lors de votre audition en juin 2006 par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, dans le contexte de l’OPA de MITTAL STEEL sur ARCELOR, vous aviez dit votre « intérêt pour la sidérurgie lorraine » en réponse à l’une de mes interrogations. Un an après, je dois saluer la pertinence de votre vision puisque les faits vous donnent raison. La sidérurgie lorraine est en effet plus que jamais compétitive, on ne parle plus désormais de fermeture mais bien de développement, de formation, d’embauche et de recherche.
Sur ce dernier point, je veux également saluer l’accord trouvé s’agissant des quotas de CO² dans le cadre du PNAQ2. Avec le Groupe d’Etudes Sidérurgie de l’Assemblée Nationale que j’ai présidé sous la XIIème législature, nous avons tout mis en œuvre, interpellant les plus hauts représentants de l’Etat Français, pour solutionner une situation que nous jugions illogique et écologiquement infondée. L’audition de Michel WURTH et de
Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Président Directeur Général, en l’expression de ma très haute considération.