Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
M. Michel Liebgott - Monsieur le Président, après vous je veux rendre hommage à l’abbé Pierre et à tous ceux qui poursuivent son combat, avec une pensée pour les personnes qui souffrent du froid. M. le Président – Je l’avais fait au nom de l’ensemble de l’Assemblée. M. Michel Liebgott - Je m’y associe. Monsieur le ministre de l’économie, il n’est pas de grand pays sans une grande politique industrielle, reposant sur quelques piliers comme M. le Président – Veuillez poser votre question. M. Michel Liebgott - Je vous demande de faire en sorte que les batailles industrielle, environnementale et sociale puissent être gagnées (« La question ! » sur les bancs du groupe UMP). La question, elle est simple : reconnaissez-vous votre échec et allez-vous donner à la sidérurgie française sa chance comme Mittal Arcelor vous le demande aujourd’hui ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste) M. François Loos, ministre délégué à l’industrie - Effectivement, il est important d’avoir une industrie forte. La Lorraine est bien placée dans ce domaine et je vous remercie de vous préoccuper, avec vos collègues, des sites de Mittal Arcelor. Vous avez pu constater l’an dernier à quel point je suis attaché à la force de la sidérurgie française. Aujourd’hui, deux éléments sont à prendre en compte. Le premier est le prix de l’électricité. La semaine dernière, le consortium des industries électro-intensives a conclu un accord avec EDF qui lui permet d’obtenir de bons prix. L’autre élément est le CO2 : l’industrie française en a émis 132 millions de tonnes en 2005. La Commission européenne nous propose d’en rester à ce niveau et, en accord avec Mme Olin, le Premier ministre a décidé qu’il fallait s’en tenir à cette perspective pour les cinq ans à venir. Arcelor Mittal, qui disposait d’un quota de 5 millions, subirait une baisse de 6 %. Au tarif actuel de la tonne de CO2, cela signifie que Mittal risque d’avoir à débourser 1,5 million dans les années qui viennent. Si l’on rapporte ce montant aux 3,8 milliards de bénéfices réalisés l’an dernier, il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour l’avenir de cette industrie. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP)