Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
Du côté de l’emploi, les nouvelles ne sont décidément pas bonnes. Après une progression de 40.000 chômeurs en août, voilà que l’INSEE annonce une nouvelle très forte hausse pour le mois d’octobre (42.000 demandeurs d’emploi de plus). L'OCDE prévoit désormais que le taux de chômage en France en 2009 grimpera à 8,2% de la population active, et à 8,7% en 2010.
Elle précise par ailleurs que jusqu'à présent, la remontée du chômage a surtout touché les jeunes et les intérimaires mais elle va probablement prendre un caractère plus global dans un avenir proche.
La carte des fermetures d’usines et des plans sociaux en France en atteste d'ailleurs parfaitement. A l’initiative de MEDIAPART, cette carte montre un résultat véritablement déprimant. Tous les plans sociaux qui ont lieu en France y sont méthodiquement recensés. Cette GoogleMap indique les licenciements collectifs, les défaillances d’entreprises et les arrêts de travail forcés, annoncés depuis le début du mois de septembre. Tous les domaines (automobile, industrie, transports, agroalimentaires) sont touchés. On peut le dire, c’est une véritable hécatombe !
Cliquez sur le lien suivant pour voir la GOOGLEMAP :
Nous entrons véritablement dans une période d’urgence sociale que le Gouvernement n’a pas su anticiper. La mise en œuvre d’un plan de relance globale est plus jamais une ardente obligation sous peine d’une très forte dégradation du contexte socio-économique. Les mesures ponctuelles de la loi de finances 2009 (extension localisée des Contrats de Transition Professionnelle, contrats aidés supplémentaires...) n’y suffiront pas et ce n’est pas en travaillant le dimanche que l’on va régler, loin s'en faut, tous les problèmes.
Le plan « musclé » que l’on nous annonce devra être à la hauteur de celui qui a permis le sauvetage de nos établissements bancaires. Sans quoi, nos concitoyens feraient le double constat de la souffrance et de l’inégalité sociale. A cet égard, je considère que favoriser le développement des heures supplémentaires (TEPA) est une mesure totalement à contretemps. Désormais, pour beaucoup d’entre nous l’objectif est simplement de pouvoir travailler.
Michel LIEBGOTT