Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
Onze mois après l'annonce de la fermeture partielle de l'aciérie de Gandrange, la région Lorraine, présidée par le sénateur PS Jean-Pierre Masseret, ne digère pas les nouvelles suppressions de postes annoncées hier par ArcelorMittal, qui devraient toucher le site de Florange, en Moselle. "Une nouvelle fois, le sidérurgiste ArcelorMittal fait preuve de cynisme en annonçant la suppression de 1400 emplois en France, dont probablement plusieurs centaines en Lorraine, alors même que le groupe devrait distribuer 4 milliards de dollars de dividendes aux actionnaires. Ce nouveau plan social intervient après les suppressions annoncées de 600 postes à Gandrange, auxquels s’ajoutera la disparition d’environ 350 postes chez les sous-traitants", dénonce un communiqué du Conseil Régional.
"Alors que la Lorraine commence à subir de plein fouet la crise économique, notamment dans le secteur industriel et la filière automobile, et que le pire est à venir, il est grand temps pour Nicolas Sarkozy de tenir ses promesses", déclare Jean-Pierre Masseret. Et le communiqué, très offensif, de rappeler que "devant les salariés de Gandrange, le Président de la République avait promis la main sur le coeur qu’il n’y aurait aucune suppression d’emplois sur le site et qu’il reviendrait sur place pour proposer des mesures" : "Depuis, les Lorrains n’ont rien vu venir, si ce n’est la suppression annoncée par l’Etat de 8 000 postes de militaires".