Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
Article paru dans le Parisien du 29 octobre 2008
Syndicats et élus lorrains ont accueilli fraîchement lundi des engagements pris le même jour à Paris par le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, au sujet de suppressions d'emplois envisagées à Gandrange (Moselle), considérant que «tout cela avait déjà été dit». «M. Mittal n'a fait que répéter ce qui nous avait été dit (la semaine dernière) au siège du groupe à Luxembourg», a commenté Pierre-Claude Sutter, délégué CFE-CGC. «Ses déclarations au sortir de l'Elysée sont celles auxquelles nous nous attendions», a-t-il ajouté. A l'issue d'un long entretien avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le PDG du groupe sidérurgique s'est engagé à discuter jusqu'en avril avec les syndicats de «solutions alternatives» au plan de suppression d'emplois à l'aciérie de Gandrange et a assuré que tous les salariés seraient reclassés. «Notre 'contre-projet industriel et social' devrait être prêt à la fin mars», a ajouté M. Sutter. «Il comprendra un gros volet sur la formation et prévoira des investissements de l'ordre de 25 millions d'euros à effectuer en urgence en 2008-2009», a précisé le syndicaliste. «M. Mittal n'a pas dit qu'il gelait les suppressions d'emplois» envisagées à Gandrange, a pour sa part noté Marc Barthel, délégué CGT d'ArcelorMittal France. «La procédure (de fermeture du site) est en route et nous ne sommes pas optimistes du tout», a-t-il ajouté. «C'est comme s'il anticipait sur la contre-expertise que s'apprêtent à déposer les syndicats», a estimé Aurélie Filipetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale. «On reste sur sa faim. C'est un peu décevant d'autant que le président avait fait de la politique industrielle un cheval de bataille de sa campagne électorale», a-t-elle ajouté.
Michel Liebgott, député (PS) de Moselle, s'attendait pour sa part à «beaucoup plus» de cet entretien. «Il n'en est sorti rien de bien différent de ce qui avait été promis par le groupe lors de la manifestation des 'Gandrange' à Luxembourg, jeudi dernier», a-t-il dit. ArcelorMittal a annoncé le 16 janvier la suppression d'ici à avril 2009 de 595 des 1.108 emplois de son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg voisin.