Le blog de Michel LIEBGOTT, député socialiste de la Moselle
ArcelorMittal compte supprimer 600 postes dans son usine de Gandrange en France. Effet collatéral immédiat : son patron, Lakshmi Mittal, a détruit une image de marque chèrement acquise. Aurait-il oublié la «grammaire des affaires», selon l'expression de l'ex-ministre français des Finances Thierry Breton ?
ArcelorMittal va supprimer 600 postes dans son usine de Gandrange, en France. Le chiffre peut sembler (presque) dérisoire, mais il faut savoir que cette petite ville de 2.600 habitants perçoit 70 % de ses revenus grâce aux taxes liées à l'usine du géant sidérurgique. «L'annonce des suppressions d'emplois a été très soudaine, elle nous a pris par surprise, déplore Michel Bigare, maire de cette petite ville. Nous savions que l'usine ne réalisait pas de bénéfice, bien sûr. Mais il y règne maintenant une atmosphère de méfiance. Nous craignons que l'usine tout entière soit bientôt fermée.» La décision d'ArcelorMittal lui semble parfaitement injuste : «Après que Mittal eut racheté Arcelor, les employés de Gandrange ont été les premiers à défendre leur nouveau patron !» Le maire a donc loué plusieurs autocars pour transporter des travailleurs à Luxembourg demain, afin de manifester devant le siège d'ArcelorMittal.
ArcelorMittal : «Chaque salarié retrouvera un emploi... ailleurs»
Vincent Degrez - Tendance